C'est indéniable, la nouvelle a fait grand bruit dans l'univers du handball masculin et féminin hexagonal. Que Christophe Maréchal, actuellement entraîneur de l'équipe maculine de l'ESB en Division 2 quitte la capitale comtoise, c'est un vrai changement de cap.
Si personne n'ignore que Christophe Maréchal est un authentique bisontin attaché à sa cité, ce sont surtout ses résultats avec l'ESB (F) qui ont contribué à sa notoriété. Champion d'Europe 2003, triple chapion de France (1998, 2001, 2003), il a également remporté quatre coupes de France et trois coupes de la Ligue avec " ses filles ".
Considéré généralement dans le milieu comme un des meilleurs techniciens du handball féminin français, il prendra en main dès la fin de la saison, l'équipe féminine de Fleury-les-Aubrais (Division 1) pour une durée de trois saisons.
Un choix de raison qu'il justifie aisément par des motifs sportifs : " Personne n'a su trouver les solutions financières pour mettre en place des structures. En dépit d'une longue tradition et de résultats exceptionnels, le handball féminin à Besançon peine pour s'imposer. Les choix politiques ne sont pas davantage au rendez-vous, il est évident que hand bisontin et même régional tourne en rond."
" Il fallait que je franchisse le pas un jour "
Même s'il y a belle lurette que Christophe Marchal est totalemen immergé dans le handball professionnel, ce choix de quitter Besançon fait immanquablement songer à une rupture, mêmesi elle se produit évidemment sans aucun grincement de dent : " J'ai prévenu tout le monde que j'avais des contacts sérieux. Ce n'est d'ailleurs pas une nouveauté. Depuis deux ans, j'ai eu des propositions de quatre ou cinq clubs de Division 2 masculin et que de pluieurs clubs de D1 et de D2 féminine."
A 46 ans, arrivé à un croisement de son existence et de sa carrière sportive, Christophe Maréchal devait se déterminer une bonne fois pour toute : " C'est sûr, ce n'est jamais facile de partir même si Fleury-les-Aubrais n'est finalement jamais qu'à moins de 400 kilomètres de Besançon. Ce n'est pas le bout du monde " avant d'ajouter : "Je crois que le projet présenté par le club, qui va passer en SASP, m'a totalement séduit. Il existe un centre de formation, un projet de rapprochement avec Orléans est d'actualité, tout comme la construction d'une salle, on perçoit nettement une vraie dynamique sportive et européenne..."
Une nouvelle aventure commence pour cet entraîneur qui certainement un des hommes qui incarne le mieux le handball bisontin.

|